Micro-entreprise ou EURL pour graphiste : le comparatif honnête
Disons-le d'emblée : pour la grande majorité des graphistes freelance, la micro-entreprise reste le bon statut, et le restera. Avec des frais réels qui dépassent rarement l'abattement forfaitaire de 34 % et des cotisations à ~26 % du CA, la bascule vers l'EURL ou le réel ne concerne qu'une minorité de profils. Voici comment savoir si tu en fais partie, sans idéologie.
Outil gratuitCalcule ton TJM en 2 minutes avec notre calculateur →Le verdict pour la majorité : reste en micro
Un graphiste freelance a des frais structurellement faibles. un ordinateur, la suite Adobe, un téléphone, parfois un coworking : on atteint rarement 25 % du CA, presque jamais les 34 % que la micro te déduit forfaitairement sans justificatif. Tant que c'est le cas, le réel te ferait payer un comptable pour déduire moins que ce que l'abattement t'offre déjà.
Concrètement : ~26 % de cotisations sociales sur le CA, un abattement de 34 % qui couvre large, zéro comptabilité lourde. Si tu factures moins de 60 000 € avec des frais normaux de graphiste, la question est réglée : micro, et on n'en parle plus. La suite de cet article s'adresse aux profils qui sortent de ce cadre.
Micro : la simplicité (et ses vraies limites)
Les limites réelles de la micro sont ailleurs que dans les frais : le plafond de CA (77 700 € en prestations), l'impossibilité de déduire de la sous-traitance ou du gros matériel, et pas de récupération de TVA. Elles ne concernent que les studios qui grossissent : salarié, local, sous-traitance régulière.
Le comparatif chiffré
Les vrais seuils de bascule
Trois signaux : tu approches du plafond de 77 700 € deux années de suite ; tes frais réels dépassent durablement 30 % de ton CA ; ou tu veux te verser une rémunération optimisée IS avec dividendes. Aucun des trois ? Reste en micro et investis ton temps ailleurs.
Ne décide pas seul
Un rendez-vous avec un expert-comptable coûte 150 à 300 € et se rembourse en une décision. Arrive préparé : CA des deux dernières années, frais réels listés, revenus visés. La simulation prend une heure, et engage trois ans de fiscalité.