Acompte en freelance : combien demander et comment l’obtenir
Travailler sans acompte, c'est financer ton client : tu avances ton temps, il décide s'il paiera. L'acompte n'est pas une précaution de débutant méfiant, c'est le standard des professionnels : il engage les deux parties et filtre les mauvais payeurs avant qu'ils ne coûtent.
Pourquoi l'acompte n'est pas négociable
Un client qui verse un acompte a pris sa décision : il ne disparaîtra pas après la première maquette, ne remettra pas le projet « à plus tard » indéfiniment, ne testera pas trois graphistes en parallèle. L'acompte protège ta trésorerie, mais surtout ton planning : une place réservée sans acompte est une place perdue une fois sur trois.
Combien demander
Le formuler dans le devis
Une ligne dans les conditions suffit : « Démarrage de la mission à réception de l'acompte de 40 %, soit 960 €. Solde à la livraison, payable sous 15 jours. » Le déclencheur est écrit : pas d'acompte, pas de démarrage. Tu n'auras jamais à le réclamer oralement, le document le fait pour toi.
Le client qui refuse : un signal, pas un détail
Écoute ce refus. Une entreprise qui ne peut pas avancer 30 % d'un projet qu'elle dit stratégique a un problème de trésorerie ou de décision, dans les deux cas, il deviendra le tien au moment du solde. Les grands comptes ont parfois des process de paiement rigides : dans ce cas, exige un bon de commande signé, l'équivalent juridique de l'engagement.
Encaisser avant de commencer, vraiment
L'erreur classique : démarrer « en attendant le virement » pour gagner trois jours. Si le virement n'arrive jamais, tu as travaillé gratuitement et perdu ton levier. La règle tient en une phrase : la mission démarre quand l'argent est sur le compte, et tes délais annoncés courent à partir de là.